Volume 02, Numéro 01

Éditorial

Le troisième numéro de la revue Fabriques Urbaines s’annonce thématique, comparativement aux deux numéros précédents. Cette édition est consacrée à la thématique «  attractivité et compétitivité des territoires », issue des travaux de la première RIACT (Rencontre Internationale sur l’Attractivité et la Compétitive des Territoires), tenue le 10 et 11 avril 2021, à l’IGTU de Constantine. Traduisant l’intérêt grandissant que ce champ de réflexion a pu susciter au sein de la communauté universitaire, ce colloque a été soldé par production de plusieurs textes aussi riches qu’intéressants, ici réunis.

La coordination de ce dossier a été confiée à Hayet MEBIROUK, enseignant-chercheure à l’Institut de Gestion de Techniques Urbaines, de l’université de Constantine 3, que le Comité de rédaction remercie vivement.

Par la livraison de ce numéro sous cette formule, le Comité de rédaction vise à initier un processus  qui consiste à ouvrir sa ligne éditoriale à des dossiers thématiques proposés par un ou plusieurs chercheur.es qui en assurent la coordination. Il encourage ainsi la publication de projets scientifiques nouveaux sur des thématiques nouvelles relevant des disciplines et de l’aire de spécialisation de la revue.

La rédaction

L’attractivité et la compétitive des territoires. 

Interlocution

            La RIACT 2021 a porté sur la notion d’attractivité occupant aujourd’hui une place de plus en plus grandissante au sein des débats scientifiques. En effet, le débat autour d’une question incontournable à l’évaluation de la performance et de la dynamique territoriale et d’un enjeu clé pour les collectivités territoriales, nous a interpellés en tant qu’enseignants-chercheurs de l’université Constantine 3 (UC3), et nous a conduits à mener une réflexion sur les pays bordant le bassin Méditerranéen en l’occurrence l’Algérie, appelée à créer les conditions d’attractivité et de compétitivité de ses territoires.

S’inscrire dans une stratégie d’attractivité et de compétitivité du territoire était l’objectif principal que s’est fixée la « RIACT 2021 ». Cela a supposé de déterminer les indicateurs d’attractivité et de compétitivité d’un territoire ; d’élaborer un diagnostic territorial exposant les potentiels d’un territoire et la façon dont ces potentialités sont mobilisées pour construire l’image de marque de ce dernier ;  de  s’interroger sur les conditions ainsi que les mécanismes à mettre en place pour réussir une stratégie d’attractivité et de compétitivité du territoire en s’appuyant sur ses dynamiques réelles et l’engagement de ses acteurs.

L’importance de la thématique posée a suscité l’intérêt d’un large public : représentants des institutions compétentes, professionnels, enseignants-chercheurs et doctorants de plusieurs universités. Les travaux présentés dans le cadre de cet événement s’étant déroulé en mode hybride afin de s’aligner au protocole sanitaire tant national qu’international, ont montré que  l’attractivité territoriale est un champ multidimensionnel se trouvant à « l’intersection » de la notion de compétitivité et celle de marketing territorial, lequel joue un rôle primordial dans le développement des territoires en accompagnant les facteurs de l’attractivité. Le marketing territorial améliore la qualité et la compétitivité de la ville dans son environnement concurrentiel et dans son processus de métropolisation. Par ailleurs, les interventions ont affirmé qu’un territoire attractif est synonyme d’infrastructures et de réseaux sophistiqués, de recherche et d’innovation, de cadre de vie de qualité, de services aux entreprises, d’une base économique spécialisée, et d’une bonne gouvernance.

Dans ce numéro spécial, les contributions présentées apportent un éclairage sur la thématique proposée et les axes y afférents. A une échelle globale voire nationale, le travail de KHELLADI propose un essai d’analyse de l’attractivité de l’Algérie aux Investissements Directs Etrangers (IDE) par l’analyse de leur cadre réglementaire et institutionnel et l’évaluation des principaux avantages et atouts du pays, que ce soit au niveau national ou sectoriel. À un niveau local, la contribution de BOUALLEG-AZOUI met en avant les méthodes d’évaluation de l’attractivité urbaine en tant que notion subjective et multifacette. L’auteure propose, en conséquence, des outils au service des pouvoirs publics qui résident dans un tableau de bord composé de critères et d’indicateurs permettant d’élaborer une sorte de « benchmarking » entre plusieurs sites urbains potentiellement aptes à devenir des pôles d’attraction. Aussi, et dans cet ordre d’idées,  la proposition de MEGHNOUS-DRIS, s’attache à analyser les impacts du développement du pôle de compétitivité en matière d’offres commerciales et culturelles associé au processus de recherche technologique induit sur la structuration et l’aménagement du territoire constantinois.  L’analyse montre que les éléments faisant l’attractivité d’une ville sont vérifiés dans le cas d’étude « nouvelle ville Ali Mendjeli », et que les outils du projet théorique de la ville nouvelle menés par les décideurs publics ont été animés par deux priorités : l’équipement de la ville en infrastructures et la promotion de l’entreprise privée.

Préserver la compétitivité des entreprises en mettant en place une vigilance stratégique pour le suivi et le contrôle des menaces directes et indirectes, est une problématique débattue par SOUIHER et REZZAZ.  L’étude se résume à la capacité de connaître le rôle de la vigilance stratégique dans le renforcement de l’avantage concurrentiel d’Air Algérie face à la concurrence des compagnies aériennes étrangères.

Il convient de rappeler que trois types d’attractivité sont explorés dans ce numéro spécial, allant de l’urbain au territorial en passant par le touristique ici présent grâce à la réflexion de   KHERBOUCHE affirmant que l’événementiel constitue une vraie opportunité pour une mise en valeur du patrimoine historique, et par là même, une occasion de renforcer son attractivité.

Le facteur déterminant de l’attractivité d’un territoire donné est l’efficacité du système de gouvernance local. Dans cette visée, le travail de KHALED et MEDOUR s’efforce de rechercher de nouvelles approches de gestion participative du territoire. Les auteurs abordent la gouvernance locale en tant que notion moderne de la pratiques ancestrale « Touiza » qui associe acteurs publics (décideurs, collectivités locales) et parties prenantes (citoyens, usagers et habitants) dans le développement d’un territoire. Dans le même contexte,  SIDI- SALAH et BOURAHL rendent compte des nouvelles réformes dans les systèmes décisionnels algériens à travers le programme CAPDEL mis en place en janvier 2017 afin d’améliorer le service public et de promouvoir la gouvernance participative.

                                                                                                                                                                                                                              Dr. Hayet MEBIROUK.

Texte intégral

1 / Essai d’analyse de l’attractivité aux investissements directs étrangers en Algérie / KHELLADI Anissa, page (01-14) PDF.

2/ Un outil d’aide a la décision pour le choix des sites attractifs aptes a recevoir des pôles de compétitivité / BOUALLAG- AZOUI Ouafida, page (15-28) PDF. 

3/ Attractivité territoriale-pole de compétitivité- recherche technologique : un triptyque au service de la structuration du territoire des villes nouvelles.

le cas de la ville Ali Mendjeli a Constantine/ MEGHNOUS DRIS Zahia, page (29-40) PDF.

4/ . PDF اليقظة الإستراتيجية ودورها في تنافسية النشاط السياحي  -دراسة حالة شركة الخطوط الجوية الجزائرية-/ سويهر خليل ، رزاز محمد عبد اللطيف ، الصفحة (41-53)

 5/ L’événementiel comme attractivité touristique pour les villes historiques cas de la ville historique de Tlemcen / KHERBOUCHE Mahdid  Somia; DJEDID Abdelkader, page (54-65) PDF.

 6/ Gouvernance et rôles des acteurs en Kabylie la touiza : de la participation sociale  a l’attractivité territoriale/ KHALED Foudil 1,  MEDOUR Oualid, page (66-76) PDF.

 7/ Le CAPDEl, un outil d’exécution de la gouvernance participative  « de la concertation  au pouvoir partage » cas d’étude  commune el Khroub/ Sidi Salah Zéhour ,  BOURAHLI Radja Maya, page (77-89) PDF.

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